¡Al agua, patos! – littéralement “À l’eau, les canards!”- est une expression espagnole pour encourager quelqu’un à relever un défi et donc à se jeter à l’eau en référence aux jeunes canetons qui doivent sauter dans les flots sous les injonctions de leur mère une fois sortis de l’oeuf.
Ana Pujol s’est lancée à l’eau de l’entrepreneuriat au début des années 1990 en créant et réalisant des maillots de bain.

Aujourd’hui, après une longue série de défis relevés et d’obstacles contournés, elle continue de produire certains modèles de ses débuts mais également une ample collection de vêtements et compléments pour enfants de 0 à 18 ans.

Au niveau stylistique, les créations Al Agua Patos sont classiques et intemporelles et se caractérisent par une sélection de couleurs très soignée. Nous avons connu cette marque en nous baladant dans le quartier de Sants où Ana avait une boutique outlet jusqu’à il y a peu. Notre curiosité a été piquée au vif lorsque nous avons appris que l’atelier se trouvait dans la ville et avons décidé d’en savoir plus.

Dans notre vidéo, nous vous emmenons à la rencontre d’Ana, son histoire, son atelier (maintenant dans la rue Calabria, toujours à Barcelone) et son produit.

Important: Activez les sous-titres en français! – Comment faire? Regardez, on vous montre, c’est simplissime.

Des bikinis pour dames aux maillots pour leurs filles

Ana Pujol Al Agua Patos

Ana Pujol, créatrice de Al Agua Patos

Ana Pujol a eu besoin d’un sacré mélange de tenacité et d’intuition pour donner vie à sa marque. Une grosse dose de travail et une sérieuse lucidité ont permis de surmonter l’adversité des débuts et corriger les erreurs du débutant. Et puis il y a eu du flair, ce truc qu’on n’explique pas.

“J’ai étudié le stylisme et ensuite je me suis lancée dans la création de maillots de bain pour dames. C’était très difficile! Je parvenais à vendre un peu mais croître était compliqué.” Ana se rappelle son premier local, une ancienne conciergerie exiguë dans la rue Rosselló qui contrastait avec l’environnement prestigieux des avenues Rambla Cataluña et Paseo de Gracia toutes proches. “Vous n’imaginez pas comme c’était minable !”, nous raconte-t-elle. “Mais je voulais un lieu où les gens puissent facilement venir et cela devait être une zone commerciale. Je ne pouvais pas me permettre mieux que ça dans ce coin-là”.

Assez vite, principalement parce qu’elle n’avait pas de stock et qu’elle touchait une clientèle exigeante, Ana s’est vue obligée de faire la plupart de ses maillots sur mesure alors qu’elle offrait du prêt-à-porter: “Les dames venaient, essayaient leur bikini et me disaient: ‘ok… mais ceci, dans cette couleur-là’ et ‘ici, il faudrait retirer ce pli’. Quand vous allez quelque part pour acheter un maillot, vous l’essayez et si vous ne l’aimez pas, vous ne l’achetez pas et vous partez. Par contre si on vous propose de le retoucher et bien… vous le faites forcément retoucher! Donc plus de 90% me demandaient du sur mesure. Et le prix n’augmentait pas pour la cause. C’était très bon marché et moi je ne gagnais rien.” En outre, un aspect psychologique très fort entrait en jeu pour une pièce aussi “révélatrice”: “Si vous commandez un bikini, vous voulez qu’il soit parfait! Et ça, c’est très compliqué…”

Al Agua Patos Bobina Mano

Le premier maillot de bain

Après 4 ans de galère, en fin de grossesse de sa première fille, Ana décide de créer un maillot pour enfant, ce qu’elle n’avait jamais tenté auparavant. Et là…la magie opère!

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Les dames qui pinaillaient sur la position du noeud ou la courbe de la culotte sont directement conquises par ce petit maillot classique qui va comme un gant à leurs filles. Les morphologies enfantines moins variables que celles des adultes et la relative clémence des bambins quant au tombé de leurs vêtements suppriment l’obligation de retouches incessantes et c’est enfin le succès. Ce tout premier modèle, le maillot de bain qui a totalement transformé l’entreprise d’Ana, fait toujours partie de ses collections et subit seulement de très légères variations d’une année à l’autre.

Le motif lui a été inspiré par un dessin décorant la chambre de sa fille. “C’était une frise avec des canards où chacun faisait quelque chose de différent et il y en avait trois dans cette position. Ils ont attiré mon attention.”

logo Al Agua Patos cajaCe dessin donnera donc son nom et son logo à la marque Al Agua Patos. “C’est une image familiale, un classique, une expression que nous avons tous entendue enfants, qui rappelle le monde de l’eau, un dessin très facile à faire…il réunit quantité d’avantages!” Ana a néanmoins des doutes pour l’international, “c’est un très mauvais nom dans ce contexte… très long, les étrangers ne le comprennent pas, même quand on l’explique… c’est très culturel!”

Nous pensons que, précisément, c’est son caractère fort lié à une culture locale qui lui confère une identité originale et authentique. Une traduction internationale douteuse du style “To the water ducks!” n’aurait probablement pas beaucoup aidé cette jeune maison à déployer ses ailes. Le nom espagnol n’a lui pas empêchée de rencontrer un public en Italie et en France.

Les canards font des petits maillots

Ce maillot de bain se vend bien et, encore plus important pour une toute jeune marque sans appuis financier et ayant tout juste survécu pendant 4 années, est rentable. “J’ai commencé avec ma valisette à visiter des magasins et on me l’achetait. La première année, j’ai obtenu 4 clients à Barcelone. Ils m’ont acheté très peu mais ils en reprenaient.” L’année suivante, Ana vend dans tout Barcelone et peu de temps après, dans toute la Catalogne. L’année d’après, Ana conquiert Madrid et conclut une vente avec la grande chaîne Musgo (aujourd’hui en inactivité).

Pour Ana, Musgo représente un saut quantitatif ahurissant: “Nous étions très surpris et pensions: ‘Comment? Ces quantités-là existent?’.” Ce sont d’excellentes années pour Al Agua Patos, nous sommes entre 2002 et 2008 et l’économie espagnole est en plein boom. Ana se souvient: “Nous vendions énormément et c’était facile parce que pendant toute l’année, la seule chose que nous faisions, c’était des maillots. Enfin, ‘très facile’: je parle de la première année quand je faisais une culotte de bain, un maillot et un boxer. A partir de là, nous avons élargi la gamme chaque année. Nous avions de juin à février pour fabriquer, tranquillement. Aujourd’hui, cela n’est plus le cas car nous devons aussi faire la collection d’hiver.”

Alors que les commandes grossissent, Ana doit adapter ses locaux. En 2002, elle avait déjà quitté le minuscule local de la rue Rossello et, après avoir occupé pendant un temps la cave de la pharmacie de sa mère, elle dirige une équipe de 6 personnes dans un local de la rue Olzinelles dans le quartier de Sants. En septembre 2017, toute son équipe déménage dans l’atelier de la rue Calabria, où nous leur rendons visite. Aujourd’hui, en comptant le personnel des magasins, ce sont 30 personnes qui travaillent pour Al Agua Patos.

Avec sa propre enseigne

Après quelques années de belle croissance, Ana sent que la présence de sa marque dans des magasins multimarques commence à montrer ses limites (multiplication des intermédiaires, commandes fluctuantes, manque d’identité…) et en 2008, elle décide d’ouvrir sa première boutique, dans la rue Calaz Calvet, au milieu de la zone haute de Barcelone. Mais cela ne prend pas pour deux raisons principales: le magasin se trouve dans une rue peu fréquentée et l’obligation d’avoir une collection d’hiver provoque un bouleversement complet dans sa manière de travailler.

Avec l’ouverture d’un magasin propre vient l’obligation de vendre 12 mois par an – et pas seulement l’été comme cela pouvait être le cas dans les magasins multimarques. La première année, Ana n’a pas le temps de préparer ses propres vêtements d’hiver et se voit donc obligée de les acheter. Elle nous raconte avec beaucoup de lucidité et d’honnêteté: “Ça m’a presque mise sur la paille ! J’ai acheté beaucoup et je me suis pas mal trompée dans mes achats… Acheter n’est pas aussi facile que cela puisse paraître. Quand moi je dessine un vêtement, je ne fais pas que le dessiner: je l’ébauche, je le réalise, je l’observe, je le montre, je le refais, je l’analyse et puis finalement, je décide si je le lance ou pas. Par contre, quand on va voir un échantillonnage, on se dit ‘Ooh, comme c’est mignon! J’achète’ et on ne s’arrête pas pour analyser et réfléchir. J’ai mal acheté. J’ai acheté beaucoup de vêtements beiges, marrons… qui étaient très jolis, mais qui n’étaient pas commerciaux.”

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Après avoir essuyé ce revers, Ana n’abandonne pas et, en 2010, ouvre une boutique dans un nouvel endroit et cette fois-ci offre sa propre collection d’hiver. Ces rectifications lui permettent de retrouver le succès. La boutique, qui existe encore aujourd’hui, se trouve dans la rue Laforja dans le district de Sant Gervasi-Galvany, entre la Travessera de Gracia et le Via Augusta. Dans les sept années qui suivront, d’autres magasins Al Agua Patos ouvriront leurs portent à Sant Cugat, Sarrià (Capitan Arenas), Madrid, Valence, Palma de Majorque et finalement au centre commercial Illa Diagonal à Barcelone.

Al Agua Patos Tienda calle

À l’international, la marque est présente dans des magasins multimarques en Italie, au Portugal, en France et au Mexique. Ana aimerait avoir son propre magasin en France mais “à court-terme, ce n’est pas mon objectif numéro un. Si je me mets à rêver, ce qui me ferait très plaisir, c’est avoir une boutique à Rome et une autre à Aix-en-Provence.”

Dessiner, couper et peindre ne sont pas des jeux d’enfants

Un style intemporel

Nous aimons beaucoup le style minimaliste et classique de Al Agua Patos. Au-delà de l’esthétique très agréable, nous croyons qu’il s’agit d’un pari durable: les maillots et habits peuvent être donnés aux frères et soeurs, cousins, amis – ce que nous faisons tous avec les enfants… ils grandissent si vite ! – et dans 5 ou 10 ans, ils ne seront pas démodés.

Été

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Le maillot et tous les ensembles de bain constituent le coeur de gamme de Al Agua Patos. Les modèles sont sobres mais toujours avec un détail original qui fait mouche comme un modèle blanc et rouge avec une petite paire de tongs cousue sur la poitrine. Un gros travail est aussi fait sur les textures des tissus et sur les couleurs, toujours très solaires.

Quand nous lui demandons quelles sources d’inspiration elle utilise, Ana nous répond… son modèle original. Les patrons changent très peu au cours des années. Ce qui varie ce sont essentiellement les décorations et les couleurs. “Pour moi, la mode, c’est plutôt la manière de porter les vêtements. Par exemple, en ce moment, les hautes chaussettes plutôt que les collants. Mais le maillot accepte peu la mode.”

Hiver

Les vêtements d’hiver sont très simples avec une prédominance des couleurs douces et des tissus naturels. Tout est très sage, calme, ce sont presque des pièces pour adultes mais en petite taille. “Les patrons de mes vêtements pourraient dater d’il y a 30 ans. Franchement, je ne me renouvelle pas. J’essaie, hein ! J’essaie de me frotter aux tendances mais je sais que nos clients cherchent chez nous une ligne classique. Dès que je m’écarte… ça ne fonctionne pas!”

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Les étapes de réalisation

Comment naissent les créations de Al Agua Patos? Étape à étape, voici comment Ana et ses 18 collaboratrices (dont 13 en atelier) travaillent.

Design et patrons

Ana y Marta Al Agua Patos

Ana et Marta examinent la collection d’été 2018

Ana dessine tout elle-même, à la main, mais toujours en demandant l’opinion de toutes ses collègues, en particulier Marta, la coordinatrice des magasins qui possède évidemment un savoir unique en ce qui concerne les réactions des clients.

Les patrons de maillot, qui se fabriquent depuis 23 ans, ont été très étudiés et perfectionnés au fil du temps. Ce qu’il faut surtout travailler, ce sont les nouveautés, les vêtements et compléments qu’Ana ajoute à ses collections – en 2018, ce sont les manteaux.

Patrón culetín

Tissus, couleurs et imprimés

Tous les imprimés des maillots de bain de Al Agua Patos sont exclusifs et sont réalisés dans un atelier de Sabadell, à 45 minutes au Nord de Barcelone.

Comme nous l’avons déjà mentionné, Ana et son équipe dédient beaucoup de temps au choix des tissus et de couleurs. Ce souci permanent les pousse à peindre elles-mêmes certains vêtements lorsqu’elles n’arrivent pas à commander une teinte particulière.

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Ana nous raconte: “Nous n’utilisons pas de technologie. Tout est très manuel et artisanal, mais nous étudions énormément la façon de faire les choses. Pour nous, la couleur, c’est la chose la plus importante d’un habit. C’est crucial d’éviter qu’aucune couleur ne jure ou ne gâche le vêtement. En fait, si vous faites attention, c’est quelque chose qui se retrouve dans 95% des cas. Il y a presque toujours une couleur qui n’est pas en accord avec le reste, surtout en mode enfant parce qu’il y a plein de mélanges. C’est difficile de trouver les couleurs qui fonctionnent à la perfection et quand nous ne les trouvons pas, nous décidons de les peindre nous-mêmes.

Impressionnant, non ? Nous sommes convaincus que ce type de détail fait la différence – sans que l’on ne s’en rende compte – entre un vêtement moyen et un vêtement vraiment joli qui attire le regard.

Les tissus des collections d’hiver de Al Agua Patos et le lycra (microfibre) blanc viennent d’Europe.

Muestra Tela Cactus

Prototypes y échantillons

Tous les prototypes se réalisent dans l’atelier de la rue Calabria de Barcelone, dans le quartier Eixample Izquierdo. À ses débuts, pendant les 2 ou 3 premières années, Ana les cousait elle-même, ce qu’elle ne peut plus faire maintenant “pour une question de temps, parce que moi j’adore coudre, c’est très chouette.”
Quatre couturières – Ani, Isabel, Lucía et Gabriela – confectionnent les prototypes.

Taller costura Al Agua Patos

Ana est très exigeante et rejette beaucoup de prototypes surtout à cause des tissus. “90% de ce que je rejette, c’est le tissu. Je demande d’abord beaucoup de dessins, et quand ils arrivent, s’il y a quelque chose d’acceptable, on travaille sur cette base.”

Al Agua Patos detalle prenda

Marquage et découpe

Carol dessine les patrons à la main avec une dextérité et une vitesse surprenantes! Quand nous l’avons vue, nous avons eu peine à le croire! “On pourrait le faire avec des ordinateurs,” nous explique Ana, “mais Carol le fait tellement bien et tellement vite ! Aussi, on économise beaucoup de tissu, parce qu’elle sait comment placer beaucoup de pièces sur une superficie. Avec les machines, quand on l’a fait faire, on a perdu beaucoup de mètres.” Comme quoi, l’expérience, le coup d’oeil juste et l’habileté manuelle peuvent encore être des outils surpassant les machines.

Al Agua Patos Carol dibujo

Maite et Jesica posent plusieurs mètres de tissu sur une grande table et marquent les différents pièces du futur vêtement en utilisant les patrons en carton.

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Les différentes pièces marquées sont ensuite taillées en utilisant une machine de découpe, sorte de grande scie sauteuse que l’opératrice doit manipuler avec un gant en maille d’acier, un procédé qu’on voit de de plus en plus rarement dans les ateliers contemporains.

“Nous découpons de manière très rudimentaire. Plus personne ne travaille comme nous, mais pour nous, cela marche“, souligne Ana. “Le modèle courant des ateliers est la confection de patrons par ordinateur et l’envoi à une grande fabrique où l’on coupe de manière automatisée les tissus avec de la technologie de pointe. Mais il s’agit d’une technologie extrêmement chère et si nous faisons la balance gain de productivité/investissement, il nous faudrait un trop grand nombre d’années pour espérer arriver à amortir.”

Confection et finitions

Lorsque tous les modèles ont été validés par Ana et testés lors de défilés, la production proprement dite est réalisée dans des ateliers externes pour des questions de facilité et surtout de volume. Environ 70% de la fabrication se fait en Espagne (principalement Barcelone et ses alentours) et 30% en Asie (Chine et Inde) pour d’évidentes raisons économiques. Ana nous explique que la fabrication asiatique de certaines pièces lui permet de diminuer le prix de toute sa collection. Elle ajoute: “Cela ne me paraît pas juste que l’on se colle le label de “Made in Spain” dans notre marketing, parce que ce n’est pas le cas de 100% de nos vêtements.”

Une fois les vêtements produits, ils retournent à l’atelier de Al Agua Patos pour les finitions et broderies.

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Pour moi, il est primordial d’avoir un peu d’atelier propre. Je crois qu’en général, les marques de notre taille qui ne confectionnent rien en interne prennent trop de risques parce qu’elles dépendent entièrement de tiers.” Ana est très honnête quand elle nous dit qu’elle “fabriquerait tout en externe si c’était possible, parce que c’est plus économique et moins compliqué.” Mais pour arriver à un certain standard de qualité, il est nécessaire d’avoir son atelier, selon elle: “les choses un peu élaborées, comme l’assemblage de cols et les broderies, nous avons essayé en externe mais c’était mal fait.”

Toutes les opérations simples sont réalisées en externe. Toutes les opérations de précisions se font dans son atelier. C’est l’équilibre qu’Ana a trouvé – et qui a fonctionné jusqu’à présent – pour que sa marque puisse se placer dans un certain segment de prix et rencontrer son public.

Repassage et emballage

Après avoir réalisé un contrôle qualité sur les vêtements un par un et procédé au repassage quand cela est nécessaire, il ne reste plus qu’à poser les étiquettes et envoyer les colis aux différents magasins.

Planification et production

Al Agua Patos vend sensiblement plus en été qu’en hiver – le maillot de bain reste son produit phare. Mais pour maintenir ses magasins toute l’année, Ana doit mettre en vente deux collections par an. Comment se passe la planification?

Al Agua Patos Tablero planning

Ana nous explique: “Pour nous l’été commence en février. Cette date coïncide avec le salon du textile de Paris, le Première Vision. Nous choisissons les tissus là-bas et puis, quand nous avons le temps ici, on réalise les designs. On présente notre collection en juin à la Feria Internacional de Moda Infantil (FIMI) de Madrid, où des magasins multimarques nous achètent ce qui leur plaisent. À partir de là, l’idéal serait de commencer la production mais dans la réalité, comme on est toujours occupées avec plein d’autres choses, on ne commence pas avant septembre. C’est alors que l’on fait nos commandes pour démarrer la confection. Nous devons avoir la collection complète terminée fin janvier. Elle est mise en vente en magasin en février. Pour l’hiver, c’est pareil, mais à l’inverse, avec le salon de Madrid en janvier.”

Al Agua Patos Fina y Ana

Fina et Ana discutent de découpes de tissus

Ana et ses collègues travaillent donc en permanence sur deux collections à la fois et en décalage avec le temps qu’il fait dehors. Quand nous avons visité l’atelier en janvier, Ana et Marta préparaient la gamme d’hiver pour le salon de Madrid alors que les couturières brodaient les t-shirts d’été. C’est un peu schizophrénique, mais c’est le quotidien des travailleurs du textile!

Ana nous le confirme, le travail est très intense: “J’ai toujours bossé à 100%. Même à l’époque où je ne faisais pas encore la collection d’hiver, j’avais trois enfants en bas âge et quand j’y repense, je ne sais pas comment j’y arrivais !”

Où trouver Al Agua Patos

Nous nous centrerons ici sur les magasins propres de Al Agua Patos, mais comme nous l’avons déjà dit, ses maillots de bain et vêtements sont disponibles dans certains magasins multimarques.

Parlons de la gamme de prix dans laquelle s’est placé Al Agua Patos. Dans la collection d’hiver les robes sont en vente à 49€; les pulls entre 29 et 39€; une grenouillère en tricot à 48€; les blouses entre 19 et 29€. En été, il faut compter 49€ pour un maillot de petite fille, 19€ pour une culotte-maillot de bébé et 25€ pour un boxer pour garçon. Tout cela pour des habits aux finitions soignées et possédant un vrai style.

Al Agua Patos outlet

Si vous voulez tester la marque en y consacrant un budget moindre, nous vous conseillons d’aller à la boutique Outlet, dans la rue Calabria (là ou se trouve l’atelier). Vous y trouverez des habits d’anciennes collections (en parfait état, bien sûr) qui se vendent à des prix très (très) diminués: entre 6€ et 16€. Il faut un peu fouiller, avoir un brin de chance quant aux tailles et modèles mais il y a de vraies occasions à faire.

Nous avons pu tester plusieurs articles de la marque: une robe et des blouses d’hiver ainsi que des maillots de bain, y compris des serviettes de plage. Les maillots sont restés en très bon état après des dizaines d’heures de jeu sur la plage et de multiples bains de mer. Le style est vraiment élégant et joyeux à la fois – jamais rien de criard ce qui est trop souvent le cas malheureusement en mode infantile. C’est pareil pour les vêtements d’hiver: gracieux et, dans ce cas, aux couleurs plus douces et discrètes.

Barcelone

Al Agua Patos Tienda Laforja

Laforja, 79
Sant Gervasi-Galvany
(0034) 93 414 49 65
Metro: L6 Muntaner
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Manuel de Falla, 11
Sarrià
(0034) 93 205 12 83
Metro: L3 Maria Cristina / L6 Sarrià
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Centro comercial L’illa Diagonal
Av. Diagonal 557 – Planta 0 – Local 2.56Al Agua Patos Logo Ventana
Les Corts
(0034) 93 421 62 81
Metro: L3 Maria Cristina / T1, 2, 3 L’Illa
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La boutique Outlet:
Calabria, 174
Eixample izquierdo
(0034) 934 21 62 81
Metro: L1 Rocafort / L5 Entença
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Sant Cugat

Santa Maria, 14
San Cugat
(0034) 93 674 76 94
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Reste de l’Espagne

Il existe une boutique Al Agua Patos à Madrid, Palma de Majorque et Valence.

Boutique en ligne

L’e-shop de Al Agua Patos existe depuis mars 2017. La livraison est assurée dans le monde entier.

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Réseaux sociaux

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